8 mars 2017

La Métropole Européenne de Lille crée une "autoroute de la chaleur"

La MEL a confié à COVALYS, une co-entreprise VEOLIA et IDEX ENVIRONNEMENT, le contrat de délégation de service public pour l'exploitation du Centre de Valorisation Energétique. Il permet à la métropole de franchir un pas important vers la transition énergétique : l'énergie générée par le traitement thermique des déchets ménagers va alimenter deux réseaux de chaleur urbains.

D'une durée de 12 ans, ce contrat permet d’utiliser le potentiel énergétique du traitement des déchets afin d’alimenter la Métropole Européenne de Lille en énergie renouvelable et de récupération. Jusqu'alors, la chaleur produite était uniquement utilisée pour couvrir les besoins de l'usine et produire de l'électricité. Avec le nouveau dispositif, 40% de l’énergie produite par le CVE alimentera directement les réseaux de chaleur urbain Résonor de Lille et R’énergie de Roubaix. En ligne avec les objectifs de la loi de transition énergétique et le Plan Climat Energie Territorial de la MEL, une boucle locale vertueuse est créée où les déchets générés sur le territoire alimentent en chaleur l’habitat collectif. Les usagers bénéficient d’une énergie verte à un prix compétitif, notamment grâce aux avantages fiscaux liés à une alimentation des réseaux de chaleur de chaleur à plus de 50% d’origine renouvelable. De plus, cette chaleur produite avec les déchets représente l’équivalent de l’achat de 5 millions d’euros de gaz par an. Le CVE apportera ainsi une réponse concrète aux enjeux de qualité de l'air grâce à l'arrêt des émissions de particules et du transport de charbon de la chaufferie du Mont de Terre à compter de 2021. 

Le réseau calorifugé de grosse capacité conçu pour relier ANTARES aux réseaux de chaleur sera l’un des plus longs réseaux de transport d’énergie mis en service en France. Son tracé sur 19 kilomètres a été soigneusement étudié pour minimiser les impacts pour les habitants lors de la phase travaux. Il suit ainsi des axes routiers ou des voies vertes. L’objectif est de valoriser entre 255 et 350 Gwh d’énergie / an sous forme de chaleur et de couvrir plus de 60% des besoins actuels en chauffage de 70 000 logements.

Prévue pour fin 2020, sa mise en service complète pourra alimenter sur le long terme le développement des deux réseaux de chaleur urbains.